/ Budget & conseils

Changer de prestataire web : peut-on garder son nom de domaine et ses e-mails ?

Par Leero10 min de lecture
Une dirigeante et un conseiller examinent un site internet et une checklist dans un bureau.
Image d’illustration générée par IA : une scène fictive de préparation de refonte.

Oui, en général, changer de prestataire web permet de conserver son nom de domaine et ses adresses e-mail professionnelles. À condition de disposer des droits et des accès nécessaires, de maintenir les services utiles et d’organiser les réglages et la transition : ce n’est pas automatique. Refaire son site internet n’oblige pas à déplacer sa messagerie ni l’enregistrement du domaine. La décision centrale consiste donc à choisir ce qui change réellement, plutôt qu’à tout résilier. Pour une TPE ou une PME, on peut ne déplacer que le site, en gardant son adresse habituelle et ses boîtes mail.

Qu’est-ce qui change vraiment quand on refait son site ?

Le créateur conçoit les pages ; l’hébergeur web les fait fonctionner. Le bureau d’enregistrement gère l’enregistrement et le renouvellement du domaine. Le fournisseur mail héberge les boîtes. Ces rôles peuvent appartenir à une seule entreprise ou à plusieurs : changer d’agence ne signifie pas forcément changer les trois autres.

ÉlémentSon rôleCe qu’il faut distinguer
Nom de domaineL’adresse, par exemple exemple.fr.Son enregistrement et son renouvellement, indépendants du design.
Hébergement webL’endroit où fonctionne le site.Le site et ses données, pas nécessairement les e-mails.
MessagerieLes boîtes et leur historique.L’adresse, la boîte qui reçoit et les archives déjà stockées.
Réglages DNSL’annuaire indiquant où acheminer le web et le courrier.Les destinations web et mail, qui peuvent être différentes.

Une modification DNS oriente vers un service ; une redirection HTTP renvoie un visiteur d’une page vers une autre. Ce ne sont pas deux noms pour la même opération. [3][7]

Première proposition d’organisation : demander une feuille avec, pour chaque service, son fournisseur, son contrat et la personne qui l’administre. Elle sera plus utile qu’une simple mention « migration comprise ».

Quels accès récupérer avant de quitter son prestataire ?

Avant d’annoncer une date de départ, réunissez :

  • le titulaire déclaré du domaine, le compte associé et la date de renouvellement ;
  • l’accès à la zone DNS active, c’est-à-dire sa liste de réglages, et une copie de cette configuration ;
  • les accès au site, les contenus et les possibilités d’export ;
  • le fournisseur mail et le compte administrateur ;
  • la liste des boîtes, des alias et des redirections utiles ;
  • le devis, le contrat et les conditions de fin de service.

Un alias est une adresse qui achemine vers une boîte existante : devis@exemple.fr peut arriver dans la même boîte que contact@exemple.fr. Notez sa destination, pas seulement son nom.

Pour le .fr et les extensions gérées par l’Afnic, le titulaire enregistré détient les droits associés au domaine. Payer la facture ne prouve pas que votre entreprise est déclarée titulaire. Certaines données du registre Whois, l’annuaire des enregistrements, sont masquées : vérifiez aussi auprès du bureau. Si le prestataire est titulaire, clarifiez et régularisez avec lui et le bureau avant la bascule ; une récupération immédiate n’est pas acquise. [1]

Ne publiez jamais vos mots de passe. Privilégiez les invitations et délégations sécurisées proposées, limitées à la mission. Faites préciser les fichiers exportables : un export disponible ne garantit pas la reprise de toutes les fonctions.

Faut-il transférer son domaine et sa messagerie ?

Non, pas systématiquement. Choisissez le scénario correspondant à votre besoin.

SituationCe qu’il faut organiser
A — Seul le site change ; domaine et mail restent chez leurs fournisseurs.Modifier les réglages web nécessaires, conserver le service mail et ses réglages. Confirmer que messagerie et zone DNS survivent à la résiliation de l’ancien hébergement.
B — Le bureau d’enregistrement change aussi.Organiser le transfert de domaine et vérifier qui fournit les DNS avant et après. Le transfert ne copie ni le site ni les archives mail.
C — Le fournisseur mail change également.Préparer boîtes, archives, alias, réglages d’envoi et de réception, appareils et tests. C’est un chantier distinct de la refonte.

Pour un .fr, le code AUTH_INFO autorise le transfert vers un autre bureau : ce n’est ni le mot de passe du site ni un fichier contenant les messages. L’Afnic indique que son obtention est gratuite ; le transfert lui-même est facturé selon la politique du bureau. N’en déduisez pas un coût ou une durée universels, ni des règles identiques pour un .com. [2]

Notre recommandation d’organisation : ne déplacez pas tout le même jour sans nécessité. Séparer les changements facilite les contrôles et l’identification d’un problème. Ce n’est pas une obligation technique ; une transition groupée peut être adaptée si elle est préparée.

Pour comprendre ce que vous devez maintenir, consultez aussi notre guide sur les services récurrents d’un site vitrine.

Comment garder ses e-mails pendant la mise en ligne ?

Si la messagerie reste chez le même fournisseur

Dans l’annuaire DNS, les réglages MX indiquent les serveurs qui reçoivent les e-mails. Préservez les réglages mail nécessaires : remplacer toute la zone par une configuration vide peut couper des services. Si les serveurs DNS doivent changer, préparez d’abord la nouvelle zone complète. [3][4]

Demandez également de vérifier les réglages d’authentification de l’envoi, parfois nommés SPF, DKIM et DMARC. Ils ne remplacent pas une boîte mail ni un contrat de messagerie. L’objectif n’est pas de copier des valeurs trouvées dans un tutoriel, mais de garder une configuration adaptée à vos fournisseurs.

Exemple fictif : une petite société utilise contact@exemple.fr chez un fournisseur mail qu’elle souhaite garder. Elle commande un nouveau site ailleurs, conserve son domaine et son contrat mail, puis fait modifier seulement les réglages web utiles. Même adresse, mêmes boîtes : le nouveau créateur ne doit pas déplacer les messages pour refaire les pages.

Autre situation fictive : site, domaine et mail sont regroupés dans un forfait que la dirigeante souhaite résilier. Elle demande par écrit quels services survivront et à quelles conditions. Conserver un réglage MX ne suffit pas si la boîte vers laquelle il pointe est supprimée.

Si la messagerie change aussi de fournisseur

Le guide OVHcloud distingue préparation des boîtes, orientation des nouveaux courriers, reprise des anciens messages et configuration des logiciels. Changer les MX ne transporte pas les archives. Les messages conservés seulement sur un ordinateur demandent un traitement adapté. [5]

Préparez une liste de contrôle propre à votre entreprise : boîtes requises, sauvegarde, dossiers et historiques, alias, puis contacts et calendriers si concernés. Leur reprise dépend de l’outil et n’est pas nécessairement automatique. Vérifiez les accès sur ordinateur et téléphone ; gardez l’ancien service pendant les contrôles, selon le déroulement de la migration. [5]

Testez l’envoi et la réception avec une adresse extérieure, puis le formulaire du nouveau site. Notez les résultats pour chaque boîte importante. Un MX correct ne garantit pas, à lui seul, qu’un message envoyé arrivera à destination.

Et les liens existants et la visibilité sur Google ?

Garder son nom de domaine ne signifie pas conserver toutes les adresses de pages. Si /prestations devient /services, préparez une correspondance ancienne/nouvelle et une redirection permanente 301 ou 308, un renvoi automatique vers la bonne page. Évitez de renvoyer toutes les anciennes pages vers l’accueil sans pertinence. Google recommande généralement de maintenir ces redirections au moins un an. Elles peuvent fonctionner sur la nouvelle infrastructure : cela n’impose pas un an d’ancien abonnement. [7]

Si les adresses restent identiques, n’ajoutez pas de redirection artificielle. Dans un changement d’hébergement sans changement d’URL, Google recommande de préparer et tester le nouvel hébergement, modifier les DNS, contrôler, puis désactiver l’ancien service lorsqu’il n’est plus utilisé. La diffusion des réglages n’est pas une bascule instantanée partout ; aucune durée totale n’est garantie ici. [6]

Contrôlez les pages importantes, liens et formulaire ; conservez les contenus utiles et les accès au suivi. Une refonte de la structure ou des textes peut modifier la visibilité malgré le domaine conservé. Ne demandez donc pas une promesse de classement identique. [7]

Que faire préciser dans le devis de refonte ?

Faites décrire des livrables vérifiables plutôt qu’une formule vague :

Point à préciserRéponse attendue
ContratsQui conserve et renouvelle domaine, hébergement, DNS et mail ?
BasculeQui intervient, qui valide et qui organise un retour arrière ?
DonnéesQuelles sauvegardes, quels contenus et quelles archives sont repris ?
MessagerieMigration incluse ou exclue, boîtes concernées et tests d’envoi/réception.
Anciennes pagesListe des redirections et responsable de leur maintien.
CoûtsRenouvellements, interventions ponctuelles et éventuel chevauchement de services séparés.

Un montant supérieur peut correspondre à davantage de boîtes, d’archives, de tests ou à une reprise complexe ; ce n’est pas une preuve de surfacturation. Pour comparer le périmètre, notre article sur le budget d’un site vitrine pour une petite entreprise complète cette lecture.

Pour une création ou refonte simple, l’offre de site vitrine Leero prévoit jusqu’à 10 pages pour 599 € à régler sous franchise de TVA, avec design personnalisé, adaptation mobile, contact et référencement de base. Domaine et renouvellement restent à votre charge — un domaine existant se conserve, il ne se rachète pas. L’accompagnement à sa connexion est prévu, et une option facultative à 29,99 €/an (10 crédits par mois, refacturés à prix coûtant) permet de modifier soi-même textes et images par IA. Hébergement et maintenance corrective sont inclus selon les CGV actuelles, sans engagement d’hébergement perpétuel. Migration mail et adaptations complexes ne sont pas promises dans ce forfait : diagnostic et devis adapté si nécessaire. [8]

La checklist avant de résilier l’ancien service

  1. Domaine actif et contrôlable : titulaire, renouvellement et accès confirmés ; ne le supprimez pas pour le recréer.
  2. Site validé : HTTPS, pages et liens fonctionnels sur ordinateur et mobile.
  3. DNS documentés : configuration utile sauvegardée et responsabilités identifiées.
  4. Messagerie contrôlée : envoi, réception, archives, alias et appareils vérifiés.
  5. Contacts reçus : formulaire testé et redirections utiles contrôlées.
  6. Sortie clarifiée : services groupés, préavis et contrats conservés confirmés par écrit.
  7. Résiliation après validation : fixer sa date seulement lorsque la transition est contrôlée, jamais comme première étape.

Conservez cette liste avec le devis et le compte rendu des tests. Pour discuter de votre refonte, commencez par indiquer ce que vous souhaitez garder : domaine, fournisseur mail et contenus. Le choix de ce qui reste est aussi important que celui de ce qui change.

Sources

Sources consultées le 24 octobre 2026. Les listes d’organisation et exemples fictifs sont des propositions éditoriales, pas des témoignages. Les guides OVHcloud décrivent leur environnement : ils éclairent les mécanismes, sans établir la supériorité d’un fournisseur. Les règles Afnic citées concernent le .fr et les extensions qu’elle gère.

  1. [1]

    Afnic — Guide pratique du titulaire d’un nom de domaine en .fr, édition 2024, p. 4 (titulaire) et p. 9 (transfert). Consultation : 24 octobre 2026.

  2. [2]

    Afnic — FAQ, rubriques changement de bureau d’enregistrement et Auth_info ; date de mise à jour non indiquée. Consultation : 24 octobre 2026.

  3. [3]

    OVHcloud — Éditer une zone DNS OVHcloud, mise à jour indiquée : 31 juillet 2026. Consultation : 24 octobre 2026.

  4. [4]

    OVHcloud — Configurer un enregistrement MX pour la gestion des e-mails, mise à jour indiquée : 30 juillet 2026. Consultation : 24 octobre 2026.

  5. [5]

    OVHcloud — Migrer son site web et ses services associés vers OVHcloud, dépôt officiel, parties 5 à 10, mise à jour indiquée : 31 mars 2026. Consultation : 24 octobre 2026.

  6. [6]

    Google Search Central — Changement d’hébergement, mise à jour indiquée : 31 décembre 2025. Consultation : 24 octobre 2026.

  7. [7]

    Google Search Central — Migrer un site (avec changements d’URL), mise à jour indiquée : 11 septembre 2026. Consultation : 24 octobre 2026.

  8. [8]

    Leero — Offre actuelle de site vitrine et CGV (dernière mise à jour des CGV : 15 septembre 2026), consultées le 24 octobre 2026 ; source commerciale sur sa propre offre. · Conditions générales de vente Consultation : 24 octobre 2026.

Tous les articles