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Un bandeau cookies est-il obligatoire sur un site vitrine ?
Non, pas systématiquement. Un site vitrine sans traceurs soumis au consentement peut se passer de bandeau de consentement. En revanche, des traceurs publicitaires ou certaines fonctions ajoutées au site imposent de recueillir l’accord du visiteur avant leur activation. Le critère décisif est le fonctionnement du site, pas sa taille ni l’absence de boutique en ligne. [1]
Pour une TPE, la bonne démarche consiste donc à choisir les services utiles, puis à organiser les informations et les choix nécessaires. Acheter un bandeau ne suffit pas à rendre un site conforme.

Pourquoi un petit site peut avoir besoin d’un consentement
Un cookie est une information stockée dans le navigateur. Les règles couvrent aussi d’autres techniques : pixels invisibles, identifiants et empreintes calculées à partir de l’appareil. Une promesse « sans cookies » ne répond donc pas, à elle seule, à la question des traceurs. [1]
Le consentement préalable connaît des exemptions, notamment pour ce qui est strictement nécessaire à un service expressément demandé. La CNIL cite, par exemple, la mémorisation du choix relatif aux cookies ou certains mécanismes d’authentification. Les traceurs de publicité personnalisée ne bénéficient pas de cette exemption. [1]
Conséquence pratique : une page présentant un artisan peut demander davantage de gestion qu’un site plus vaste si elle charge plusieurs outils de publicité et des contenus externes.
Quelles fonctions examiner avant de commander le site ?
Ce tableau sert à préparer la discussion avec le créateur du site. Il ne classe pas automatiquement un produit : sa configuration et ses usages comptent.
| Élément envisagé | Question à poser | Décision à préparer |
|---|---|---|
| Traceur de publicité personnalisée | Quand commence-t-il à lire ou écrire sur l’appareil ? | Recueillir le consentement avant ces opérations. [1] |
| Statistiques de fréquentation | La configuration respecte-t-elle les conditions d’exemption ? | Documenter l’exemption ou prévoir le consentement. [3] |
| Vidéo ou autre contenu externe intégré | Son activation déclenche-t-elle des traceurs soumis au consentement ? | Les bloquer jusqu’à l’accord ; envisager un choix au niveau du contenu. [4] |
| Protection anti-robot du formulaire | Les données servent-elles uniquement à la sécurité ou aussi au fournisseur ? | Examiner les finalités : tous les CAPTCHA n’ont pas le même régime. [4] |
| Formulaire de devis | Quelles données sont recueillies, pour qui et pour combien de temps ? | Informer le visiteur ; le bandeau ne remplace pas cette information. [5] |
N’acceptez pas comme seule réponse « c’est un site vitrine ». Demandez la liste des outils effectivement livrés et leur rôle.
Pour choisir vos moyens de contact, consultez aussi notre comparaison entre formulaire, téléphone et WhatsApp.
Peut-on mesurer les visites sans demander l’accord ?
Oui, dans certaines configurations. La CNIL prévoit une exemption pour une mesure d’audience strictement encadrée : statistiques anonymes, usage limité au compte de l’éditeur, absence de suivi global entre sites et de recoupements incompatibles avec l’exemption. L’anonymisation annoncée dans une publicité ne suffit pas. [3]
La CNIL recommande aussi d’informer les visiteurs et de limiter les durées : treize mois comme repère pour les traceurs, vingt-cinq mois au maximum pour les informations collectées, avec réexamen périodique. [3]
Demandez au prestataire le nom de la solution, les réglages appliqués et les raisons permettant de retenir l’exemption. Les outils d’auto-évaluation proposés par la CNIL aident les fournisseurs à documenter leur analyse ; ils ne constituent pas une certification automatique de votre installation. [3]
Enfin, des statistiques exemptées ne dispensent pas des autres obligations relatives aux données personnelles. Et si votre besoin se limite à connaître les pages consultées, faites expliquer ce qu’apporterait réellement un suivi publicitaire supplémentaire.
Faut-il afficher un bandeau dès l’arrivée pour une vidéo ?
Pas nécessairement. Pour un contenu externe utilisant des traceurs soumis au consentement, la CNIL envisage aussi un accord demandé au moment où le visiteur souhaite activer ce contenu. Il faut expliquer les finalités, les conséquences du refus et la possibilité de retirer l’accord. Le refus du contenu ne doit pas empêcher de consulter le reste du site. [4]
Exemple fictif : une entreprise présente un chantier en vidéo. Elle peut préparer un emplacement explicatif avant le chargement du lecteur concerné. Ce dispositif doit réellement empêcher les opérations soumises au consentement avant l’accord : masquer visuellement le lecteur ne suffit pas si celui-ci travaille déjà en arrière-plan.
Autre choix à discuter : une image hébergée sur le site et un lien ordinaire vers la vidéo. Cela change le parcours et les fonctionnalités disponibles ; le service externe applique ensuite son propre fonctionnement lorsque le visiteur le rejoint.
La même réflexion aide à choisir entre lien et module pour ajouter la réservation en ligne à un site vitrine.
Si le consentement est nécessaire, que doit faire le dispositif ?
La présentation doit expliquer les objectifs des traceurs et permettre de savoir quels organismes sont concernés. Les traceurs soumis au consentement doivent rester inactifs tant que l’accord n’a pas été donné. Une phrase annonçant leur utilisation ne remplace pas ce mécanisme. [2]
Le visiteur doit pouvoir accepter et refuser avec le même degré de simplicité. La recommandation consolidée de la CNIL, publiée le 16 janvier 2026, préconise un refus accessible sur le même écran, aussi facilement que l’acceptation. Un accès au choix par finalité permet de décider, par exemple, séparément pour la publicité et les autres usages concernés. [6]
Prévoyez aussi un moyen accessible de retirer l’accord. Des boutons « Tout accepter », « Tout refuser » et « Personnaliser » constituent une présentation possible ; les libellés ne prouvent pas, à eux seuls, que le site applique les choix. [6]
Pour le devis, demandez que la prestation décrive le blocage préalable, la gestion du refus et le retrait. C’est plus concret que la ligne « bandeau RGPD inclus ».
Sans bandeau, que reste-t-il à prévoir pour le formulaire ?
Le RGPD continue de s’appliquer aux données personnelles. Si votre formulaire collecte un nom, une adresse électronique et un message, vous devez informer la personne au moment de la collecte. [5]
Cette information précise notamment l’identité du responsable, l’usage des données, la base légale, les champs obligatoires, les destinataires, la conservation et les droits. D’autres précisions peuvent être nécessaires, notamment en cas de transfert hors de l’Union européenne. Une information courte près du formulaire peut renvoyer vers des détails accessibles. [5]
Ne copiez donc pas une politique générique en supposant qu’elle décrit votre site. Le bon contenu dépend des services retenus et de ce qui est réellement fait des demandes reçues.
Que faire chiffrer lors de la création du site ?
Notre recommandation éditoriale : comparez les livrables et les frais futurs, plutôt que le seul prix d’un bandeau.
| Point du devis | Ce qu’il est utile de préciser |
|---|---|
| Configuration de départ | Outils présents, finalités et personne chargée des réglages. |
| Recueil des choix | Dispositif prévu et fonctions concernées. |
| Services tiers | Éventuels abonnements, limites et renouvellements, avec prix HT/TTC précisés. |
| Évolution du site | Qui intervient si vous ajoutez une vidéo, un module ou une campagne publicitaire ? |
| Information des visiteurs | Qui fournit les textes et les adapte aux services retenus ? |
Un prix plus élevé peut couvrir une intégration plus complexe ou un suivi plus large. Pour le savoir, demandez le détail du travail prévu ; aucun tarif universel ne découle du seul nombre de pages.
À titre de repère, l’offre actuelle de Leero, consultée le 28 octobre 2026, prévoit jusqu’à 10 pages pour 599 € à régler sous franchise de TVA, avec hébergement et maintenance technique selon les CGV. Les contenus sont fournis par le client ; la première version est annoncée sous 48 heures ouvrées après réception de l’acompte et des éléments nécessaires, puis un aller-retour d’ajustements sous 24 heures ouvrées est inclus. Le domaine reste à votre charge, avec un repère annoncé d’environ 10 €/an.
L’option facultative de modifications par IA à 29,99 €/an concerne les évolutions de contenus, avec dix crédits par mois et une consommation variable. Elle ne décrit pas un forfait d’audit juridique ou de gestion de tous les outils tiers. Les engagements d’hébergement sont ceux des CGV, sans obligation perpétuelle. [7]
Pour préparer votre projet, indiquez surtout les fonctions souhaitées : contact, statistiques, vidéo, réservation, publicité. Cette liste permet de discuter d’un site utile et des responsabilités associées, avant d’ajouter des outils par défaut.
Sources
Sources consultées le 28 octobre 2026. Les exemples et le tableau de devis sont des propositions éditoriales, sans résultat commercial mesuré. Le régime d’une fonction dépend de sa mise en œuvre effective.
- CNIL — Cookies et traceurs : que dit la loi ?, 29 septembre 2020 : périmètre des traceurs, principe de consentement et exemptions.
- CNIL — Cookies et traceurs : comment mettre mon site web en conformité ?, 1er octobre 2020 : information et consentement préalable.
- CNIL — Cookies : solutions pour les outils de mesure d’audience, 4 juillet 2025 : conditions d’exemption, durées recommandées et auto-évaluation.
- CNIL — Questions-réponses sur les lignes directrices et la recommandation « cookies et autres traceurs », page datée du 29 avril 2026, questions 17 et 23 : CAPTCHA et contenus externes.
- CNIL — Informer les personnes, 27 janvier 2020 : contenu, moment et présentation de l’information.
- CNIL — Recommandation « cookies et autres traceurs », version consolidée, publiée le 16 janvier 2026, sections 2.3 et 3 : expression des choix et retrait du consentement.
- Leero — Offre actuelle et conditions générales de vente, consultées le 28 octobre 2026 : périmètre, paiement, option de modifications et conditions d’hébergement.

